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Rapport du maire de Capelle sur la destruction d’Orchies, 26 septembre 1914. AdN 9 R 144
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Orchies (Nord), Les ruines du beffroi (1610), démoli en partie le 23 septembre 1914 et dynamité finalement par les Boches lors de leur retraite en 1918, n.d., AdN 15 Fi 1065
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« Nach der Beschießung von Lille », Orchies après la prise de Lille, carte postale allemande, n.d., AdN 15 Fi 1571
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Orchies, ruines de la Grande Guerre 1914-1918, carte postale, n.d., AdN 15 Fi 1573
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Orchies, les ruines de l’hôtel du Nouveau Monde sur la Grand-Place dynamité et incendié par les Boches en septembre 1914, carte postale, n.d., AdN 15 Fi 1076
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Orchies, ruines, carte postale, n.d., AdN 15 Fi 1099

L’affaire d’Orchies

Orchies se trouve dans une zone de combat assez indécise après la contre-offensive de la Marne. Des blessés français y ont été laissés après la bataille des frontières. Le 22 septembre, des soldats français reprennent la ville aux allemands. Le 23 septembre, sept ambulances allemandes sont envoyées sur place pour récupérer les blessés allemands. Elles essuient des tirs de représailles.
Le 24 septembre, Français et Britanniques repoussent une attaque du 35e régiment de la Landwehr. Le jour même, ils quittent la ville ainsi que le maire de la commune.
Le 25 septembre, les Allemands découvrent les corps mutilés de 21 soldats, ce qui suscite leur fureur. La ville est incendiée ; quatre vieillards et une femme meurent dans l’incendie de la ville.

Pour les uns, l’affaire d’Orchies témoigne de la barbarie des populations locales. « Les pires atrocités furent commises (oreilles coupées, yeux arrachés et autres bestialités du même genre) » déclare le commandant de Valenciennes.
Pour les autres, elle est le symbole même des atrocités allemandes et du mépris pour les conventions internationales, régissant le droit de la guerre.