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« Schlacht bei Lille », carte postale allemande sur les combats devant Lille, octobre 1914. AdN 30 Fi guerre 14-18 / 27
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Charles Delesalle, maire de Lille. AdN 30 Fi guerre 14-18 / 168
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« Sturm der 181, auf Porte de Douai (Lille) am 12 Okt. 1914 », carte postale allemande, assaut allemand, 12 octobre 1914. AdN 15 Fi 726
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Carte des bombardements de Lille, 1914 (en rouge, les zones touchées). AdN 9 R 521
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Évacuation des immeubles lillois bombardés, 1914. AdN 15 Fi 893
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Soins donnés aux blessés à l’hôpital de la Charité à Lille. AdN 15 Fi 131
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Lille, Aspect de la rue Faidherbe après le bombardement, octobre 1914. AdN 30 Fi guerre 14-18 / 62
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Lille, ruines de la place de Béthune, 15 octobre 1914. AdN 30 Fi guerre 14-18 / 179
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Lille, ruines de la rue de Béthune. AdN 30 Fi guerre 14-18 / 84
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Lille, ruines de la rue Faidherbe et du Marché aux Poulets. AdN 15 Fi 780
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« Die Erstürmung von Lille am 12 Oktober 1914 », L’entrée dans Lille, carte postale allemande, 1914. AdN 15 Fi 727
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Marcel Deschamps, L’abandon de Lille en 1914 et le général Percin, Lille, 1920. AdN BH 2877
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La prise de Lille, témoignage de Pierre Dumont, 12 – 14 octobre 1914. AdN 74 J 241
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« Le colonel Ménard – qui vient de mourir à La Rochelle – fut le héros d’un extraordinaire épisode du siège de Lille en 1914. ». AdN La Voix du Nord, 17 avril 1954

La prise de Lille

En 1914, la ville de Lille était encore entourée d’un rempart, construit dans les années 1860 après l’agrandissement de la ville. De telles fortifications avaient été rendues inutiles par l’invention de l’obus torpille, qui traversait l’épaisseur de la muraille. En 1912, la place forte est déclassée, mais le rempart demeure en place. La cité, contrairement à Maubeuge, ne fait pas partie du système de défense, qui est assuré par une série de forts construits aux alentours. Le 1er août 1914, elle est déclarée ville ouverte, c’est-à-dire qu’elle ne sera pas défendue.
D’abord abandonnée sur ordre de l’Etat-Major par le général Percin, la ville est finalement défendue par le colonel de Pardieu à la tête d’un régiment de territoriaux et d’un régiment de cavalerie, une mission presque impossible.
Le 4 octobre, le bombardement de la ville commence ; les Allemands investissent la place par le sud. Lille capitule le 13 octobre 1914.

Pour les Allemands, la prise de Lille a un intérêt plus symbolique qu’économique ou militaire. C’est la principale ville occupée pendant toute la durée de la guerre. Les cartes postales allemandes sont des œuvres de propagande, qui montrent la guerre rêvée : des troupes disciplinées, des combats loyaux au corps à corps, des troupes coloniales apeurées… Un discours à l’usage de l’arrière et à la gloire de l’armée.

Pour la ville, la conquête est un traumatisme. Bien avant la fin de la guerre, la responsabilité de cet échec fait l’objet d’une polémique. Les autorités lilloises veulent lever le doute qui pèse sur elles et sur les populations : non, elles n’ont pas lâchement demandé l’abandon de Lille, qui au contraire a été réalisé dans des conditions discutables par le général Percin.