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Feldskizze – Beschiessung der Festung Maubeuge, carte postale allemande, Association de sauvegarde du fort de Leveau
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Der Fall der zwei ersten Forts von Maubeuge, carte postale allemande, Association de sauvegarde du Fort de Leveau
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Le Fort Boussois, photographie allemande, Association de sauvegarde du Fort de Leveau
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Le Fort Cerfontaine, photographie allemande, Association de sauvegarde du Fort de Leveau
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La prise de Maubeuge, rapport du préfet du Nord au ministre de l’Intérieur, 16 septembre 1914. AdN 9 R 196
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Aszug der Kriegsgefangenen von Maubeuge vor dem General der Infanterie von Zwehl, photographie de presse, Association de sauvegarde du Fort de Leveau

La prise de Maubeuge

À la frontière nord, la place forte de Maubeuge fait partie de la frontière de fer mis en place par Vauban au 17e siècle. Le système de défense est complété par la construction de forts en avant de la fortification à la fin du 19e siècle, dans le plan conçu par le général Séré de Rivière.
Néanmoins, le système de défense de la ville est incomplet et peu moderne, peu susceptible de résister à un puissant  bombardement.
Préoccupé par l’invasion de la Belgique et la possibilité d’une attaque allemande, le gouverneur de la place, Le général Joseph Fournier, fait compléter le dispositif par des travaux commencés dès le début du mois d’août 1914.

Après la défaite de Charleroi et le repli des troupes françaises ordonné par le général Lanrezac, Maubeuge se retrouve isolé au nord de la ligne de front et bientôt assiégé.
Le 7e corps d’armée allemand de réserve, commandé par le général von Zwehl met le siège devant la cité. Le bombardement commence le 29 août à 13 heures pour ne s’arrêter qu’après la reddition.

Appuyée sur les forts, la résistance des 40 000 hommes, réservistes et auxiliaires, tient en échec les Allemands pendant une dizaine de jours, et immobilisent ainsi 60 000 Rhénans et Westphaliens, au moment décisif de la bataille de la Marne.
La garnison se rend avec les honneurs le 8 septembre 1914.