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Rapport sur les faits reprochés au brigadier Cognot accusé de « Abandon de poste en présence de l’ennemi », 1er novembre 1914. AdN 2 R 1348
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Procès-verbal d’information concernant l’affaire Cognot, 3 novembre 1914. AdN 2 R 1348
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Procès-verbal d’interrogatoire de Cognot, 20 novembre 1914. AdN 2 R 1348
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Lettre de Louis Cognot à sa mère, 22 août 1914.
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Lettre de Louis Cognot à sa mère, 31 octobre 1914.
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Rapport médico-légal concernant la blessure de Louis Cognot, 8 décembre 1914.

Louis Eugène Cognot

Né le 18 avril 1895 à Noyon (Oise)
Décédé le 29 juillet 1970 à Saint-Hilaire de Beauvoir (Hérault)
Engagé volontaire pour 4 ans le 24 décembre 1913.

Louis Cognot, fils d’agriculteur propriétaire, a 19 ans en 1914 et est brigadier au 4e escadron du 6e régiment de Chasseurs. Il est arrêté le 2 novembre 1914 pour « Abandon de poste devant l’ennemi » en se faisant volontairement une blessure par balle à la main gauche. Au moment des faits, il est cantonné à Ypres. Depuis le début de la guerre, il a déjà fait de nombreuses campagnes contre les Allemands : la Meuse, les environs de Reims. Il s’est toujours très bien conduit et doit passer très prochainement sous-officier. La guerre est pour lui « une occasion d’avancement inespéré ».
Lors de ses premiers interrogatoires, Louis Cognot déclare avoir agi sous l’emprise d’une sorte d’hallucination, dans un demi-sommeil. Sa version est rapidement mise en doute par les autorités militaires, d’autant plus qu’il aurait avoué à son chef d’escadron avoir menti. Un rapport médico-légal corrobore les doutes.
Cette malheureuse affaire illustre le désarroi psychologique dans lequel peuvent se trouver parfois des jeunes gens qui, en 1914, se trouvent éloignés de leur famille pour la première fois de leur vie. La lettre de Louis Cognot à sa mère en est un témoignage émouvant.
Après quelques jours de prison, Louis Cognot est acquitté et retourne au combat. Il sert dans l’armée jusqu’à la fin de la guerre.