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Le problème du logement
Avec plus de 50 000 logements détruits et 210 000 endommagés, la première préoccupation est de trouver un toit pour les sinistrés. Le service technique des travaux urgents, notamment aidé par des chômeurs, procède au déblaiement des rues, à l’abattage des pans de murs menaçants. En 1921, ces travaux de première urgence sont achevés et les matériaux récupérés sont réutilisés pour la construction de maisons provisoires. Des baraquements en bois, en carton bitumé ou en tôle sont mis à la disposition des habitants mais ils sont en nombre insuffisant et protègent mal des intempéries. On reloge alors les sinistrés dans des camps militaires puis, à partir de 1920, on bâtit des habitations semi-provisoires en dur. La société Eternit dans le Valenciennois met au point le procédé amiante-ciment pour remplacer le carton bitumé des premières baraques. En 1921, on commence les travaux d’édilité : trottoirs, écoulement des eaux ... Les écoles et les églises, les bâtiments publics comme la poste ou la mairie, sont également installés dans des baraquements. En 1923, on compte encore 208 écoles provisoires.