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Plan d’aménagement de La Bassée, 10 novembre 1922, AdN - 50 Fi 2229

La reconstruction de La Bassée

La ville ayant été entièrement détruite pendant la guerre, la municipalité confie l’établissement du plan d’aménagement et d’extension à l’architecte Léon Debatte, ancien architecte municipal d’Aire-sur-la-Lys, nouvellement nommé à La Bassée. La reconstruction de la ville doit être l’occasion d’une opération de modernisation. La gare jusqu’alors éloignée du centre en est rapprochée. Une artère de 20 mètres de large la relie à la Grand-Place, elle-même agrandie. Cette nouvelle voie, prolongée au-delà de la place, rejoint un boulevard autour duquel est prévue l’édification de nouveaux quartiers. Les écoles et l’hospice encadrent un jardin public et des terrains de sport. Dans la ville, les alignements sont rectifiés, les rues élargies et les pans coupés. Des équipements collectifs viennent s’ajouter à l’ensemble : bains douches, marché couvert, école de natation et éclairage public électrique ou au gaz. L’assainissement de la ville est réalisé. Un château assure la distribution de l’eau, un égout collecteur mène les eaux usées vers des bassins de décantation et une usine d’épuration. Sur l’esquisse d’A. Franquet, la ville neuve de La Bassée apparaît aérée, percée de larges avenues et d’espaces verts : la cité idéale. La reconstruction des logements est soumise à un règlement assez strict. La hauteur des immeubles doit être proportionnelle à la largeur de la rue : 6 mètres. Pour une voie inférieure à 12 mètres de large ; 19 mètres pour une voie de 12 à 15 mètres et 20 au-delà. La hauteur sous plafond ne doit pas être inférieure à 2,80 mètres au rez-de-chaussée et 2,60 mètres à l’étage. Chaque maison de plus de 3 pièces habitables est pourvue d’une distribution publique d’eau potable et de lieux d’aisance, éclairée et dotée d’un point d’eau. Les immeubles reconstruits prennent le même aspect qu’avant-guerre, dans un style assez peu régionaliste où les pignons sont rares. Toutefois l’usage de la brique conserve le style local. L’hôtel de ville est placé dans la perspective de la nouvelle artère menant à la gare. Rompant avec l’ancien édifice, le nouveau adopte un style néo-Renaissance.