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Le Pont de Fives, à la sortie de la gare de Lille, détruit puis reconstruit, dans L’œuvre de Reconstitution et la Solidarité française, édition du Comité d’Action des Régions dévastées, 1925, p. 209, AdN - BA 6282
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Wasquehal, l’écluse de Trieste sur le canal de Roubaix en cours de reconstruction, dans le Grand Hebdomadaire illustré de la Région du Nord de la France, 1e année, n°12, 30 novembre 1919, AdN - Jx 326/1
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Le viaduc de Saint-Benin sur la Selle, près du Cateau, dans L’œuvre de Reconstitution et la Solidarité française, édition du Comité d’Action des Régions dévastées, 1925, p. 213, AdN - BA 6282

Les voies de communication

Pour sortir la population du Nord de son isolement, pour pouvoir assurer la reprise économique et l’acheminement des matériaux de la reconstruction, il faut impérativement remettre en état au plus vite les moyens de communication. La priorité est donnée aux grands axes : routes nationales et départementales, grandes lignes ferroviaires et canaux. Des ponts provisoires puis définitifs sont édifiés. En 1923, 7578 kilomètres de routes sont réparés au moins provisoirement et 920 kilomètres de chemin de fer rendus au trafic. La navigation sur les canaux est rétablie dès l’été 1919. Les derniers (canal de Roubaix, de Lens et de l’Escaut) sont rouverts en 1920. Les canaux ont été approfondis mais laissés au même gabarit. Les gares ferroviaires sont rebâties tardivement, en lieu et place de baraquements provisoires. La reconstruction est parfois l’occasion d’une modernisation du réseau. Avant la guerre, le trafic des marchandises et des voyageurs passait par la gare de Fives. La Compagnie du Nord décide de reporter vers l’ouest de Lille tout le trafic de marchandises et aménage une nouvelle gare à Lille-Délivrance, dans la zone du Marais de Lomme. Elle est dotée d’un foyer-hôtel pour les agents en transit, d’un réfectoire et d’une cité des cheminots de 825 logements avec jardin, eau courante, tout-à-l’égout, électricité, écoles, cinéma, terrain de sport, bains-douches et dispensaire. A Valenciennes, en 1921, la Compagnie construit également une nouvelle cité dotée d’un stade, sur le modèle de Raoul Dautry ; chaque maison est entourée d’un jardin de 400 à 500 mètres carrés. On commence également à remplacer les passages à niveau par des ponts ou des souterrains.